Rosemonde Gérard : "Calendrier" - "Bonne Année" - "L'éternelle chanson"

Publié le 2 Janvier 2013

 

 

 

 

 

 

 

ROSEMONDE 

 

 

 

 

 

 

 

Voici un poème de Rosemonde Gérard

 

que j'ai retrouvé sur le site (Toujours inspiré!!!) de

 

http://nuageneuf.over-blog.com/article-rosemonde-gerard-calendrier-94604612.html

 

 

 

 

Mes élèves de IV D sauront profiter de ses propositions

 

pour bien réviser!

 

 

 

 

 

 

Calendrier

 

 

 

 

Janvier nous prive de feuillage ;
Février fait glisser nos pas ;
Mars a des cheveux de nuage,
Avril, des cheveux de lilas ;

Mai permet les robes champêtres ;
Juin ressuscite les rosiers ;
Juillet met l’échelle aux fenêtres,
Août, l’échelle aux cerisiers.

Septembre, qui divague un peu,
Pour danser sur du raisin bleu
S’amuse à retarder l’aurore ;

Octobre a peur ; Novembre a froid ;
Décembre éteint les fleurs ; et, moi,
L’année entière je t’adore !

Rosemonde Gérard, Les Pipeaux,
Paris, Bibliothèque-Charpentier Fasquelle, 1923

 

 

 

 

Rosemonde GÉRARD ROSTAND (1866-1953)

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rosemonde_G%C3%A9rard

 

http://www.unjourunpoeme.fr/auteurs/gerard-rostand-rosemonde

 

 

 

 

 

 

 Et  d'autres encore   ....

 

 

 

 

 

Bonne année à toutes les choses:
Au
monde! A la mer! Aux forêts!
Bonne
année à toutes les roses
Que
l’hiver prépare en secret

Bonne
année à tous ceux qui s’aiment
Et
qui m’entendent ici bas…
Et
bonne année aussi quand même
A
tous ceux qui ne s’aiment pas!

 

 

 

 

 

L'éternelle chanson

 

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer,
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant toujours par un baiser.
Combien de fois jadis j'ai pu dire " Je t'aime " ?
Alors avec grand soin nous le recompterons.
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.
Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser,
Quand sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.

Et comme chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain,
Qu'importeront alors les rides du visage ?
Mon amour se fera plus grave - et serein.
Songe que tous les jours des souvenirs s'entassent,
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens.
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens.
C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main
Car vois-tu chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.

Et de ce cher amour qui passe comme un rêve,
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur,
Retenir s'il se peut l'impression trop brève
Pour la ressavourer plus tard avec lenteur.
J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare,
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours ;
Je serai riche alors d'une richesse rare
J'aurai gardé tout l'or de mes jeunes amours !
Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève,
Ma mémoire parfois me rendra la douceur ;
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
J'aurai tout conservé dans le fond de mon coeur.

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête
Et tu me parleras d'amour en chevrotant.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

 

 

 

 

 

 

Rédigé par memoiresdeprof.over-blog.com

Publié dans #IV D

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Martin Emmanuelle 08/01/2014 19:10


Bonsoir,


merci quand même pour votre réponse et bonne continuation à votre blog!


Cordialement

Emmanuelle Martin 08/01/2014 17:43


Bonjour,


je viens de découvrir votre blog en faisant des recherches sur Rosemonde Gérard. Je suis enseignante en primaire et pour la nouvelle année, nous avons étudié Bonne année avec mes élèves. Je leur
ai donné la même version que celle que vous publié, cependant l'enseignant de mon fils lui a donné à ses élèves la version "à ceux qui m'aiment" qui est très répendue sur le net.... Savez-vous
laquelle est la vraie version? D'avance merci


Cordialement

memoiresdeprof.over-blog.com 08/01/2014 18:03



Bonjour,


Merci pour votre commentaire, mais malheureseument je ne peux pas vous aider, Vous pourriez demander à http://nuageneuf.over-blog.com/


Bien à vous


Carlo



Nuageneuf 08/01/2013 10:32


 


Merci beaucoup pour le "toujours inspiré", ce compliment me touche et me conforte dans la continuation de mon travail quotidien pour célébrer la poésie.


 


Bonne et heureuse année à toutes et tous !