Rencontre avec M. Le Prof. Guido Paduano, Université de Pise, le mercredi 22 février 2012, 12,00 - 14,00 h., Aula Magna Insubria Varese

Publié le 21 Février 2012

 

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Guido Paduano

 

  Professore Ordinario presso

 

Dipartimento di Filologia Classica

 

 Membro della

 

Facolta' di Lingue e Letterature Straniere

 

 Settore scientifico disciplinare

 

 L-FIL-LET/05 FILOLOGIA CLASSICA

 

http://arp.unipi.it/listedoc.php?ide=002155&ord=C

 

 



Je ne peux que  remercier, une fois de plus, mon ancien élève

 

Francesco Morosi  qui  a eu la bonté de traduire en français l'article

 

publié sur le site de notre lycée.

 

Il sait bien le bonheur qu'il me fait en me rappelant ainsi  les jours 

 

de cours  révolus jamais oubliés.

 

 

 


Presentazione di parte

 
di Francesco Morosi (classe III D – A.S. 2008-2009)

 

http://www.liceoclassicovarese.net/uploads/mostre/paduano/paduano_morosi.pdf

 

 

Massimo Cacciari, qui  fut son copain au lycée, raconte que, pendant son examen de grec

au bac, Guido Paduano (Venice 1944) traduisit, sans dictionnaire – ça va sans dire –, le texte en italien, et puis il le traduisit encore de l’italien en  latin. C’étaient les premiers pas de celui qui deviendrait  l’un des plus importants (et des plus lus) traducteurs de classiques et sans aucun doute  l’un des plus considérables hellénistes italiens vivants.

Aujourd’hui M. Paduano est professeur titulaire de Littératures comparées et de Dramaturgie classique près de l’Université de Pisa, où il enseigne depuis beaucoup d’années, et directeur de Dioniso, la plus importante revue italienne d’études sur le drame ancien. Celui de Littératures comparées est, peut-être, entre tous les enseignements, même beaucoup plus prestigieux, qu’on pouvait lui offrir, l’enseignement plus près des intérêts, et des parcours mentaux en plus qu’académiques, de M. Paduano. Ce qui étonne en GP, en effet, c’est son énorme, parfois même surprenante, compétence sur chaque phénomène culturel, de la littérature au ballet, du vaudeville à l’opéra.

Ça rend sa biographie académique – et donc sa bibliographie aussi – un parcours très particulier, tout à fait différent de celui de ses collègues, selon une tendance opposée du développement des études classiques. M. Paduano n’a jamais été tenté, je pense grâce à son caractère et à sa curiosité, par la syndrome à la spécialisation, qui a, pendant les dernières années, divisé les recherches en fractions de plus en plus petites et incapables à communiquer les unes avec les autres : dans sa carrière, il a au contraire cherché à avoir une vision d’ensemble, à tisser beaucoup de fils du même tissu.

Ainsi, il a traduit les Argonautiques aussi bien que Les trois mousquetaires, il a écrit des importants essais sur le théâtre grecque (par exemple Il nostro Euripide, L’umano) mais il a étudié également l’opéra (son plus grand regret est de n’avoir jamais appris à jouer d’un instrument), il a traduit et beaucoup étudié Aristophane mais il s’est aussi occupé de La dame aux camélias. Ceci est un parcours dicté non par le vague, mais par une envie inépuisée  de chercher, par un amour réel vers presque chaque forme d’expression artistique et par son intelligence anarchique, le genre d’intelligence le plus rare. Tout cela a fait de GP pour les uns un hérétique, pour les autres un ermite. J’en eus l’impression quand je le rencontrai pour la première fois, dans le lieu où il recevait (et où heureusement il ne reçoit plus) ses étudiants : un bureau ravagé dans le lugubre palais où était logé le département de Langues et littératures roumaine et polonaise, en rue de la Faggiola, où Leopardi écrivit ses idylles les plus inspirés.

Je découvris, au contraire, derrière les incrustations de rue de la Faggiola, un maître «vénérable et terrible», pour citer – affectueusement, je le jure – Platon : au début un peu bourru, il montre ensuite un intérêt sincère (et c’est beaucoup, croyez-moi) pour ceux qui sont capables de lui donner de nouvelles interprétations et de nouvelles pensées. Il a des idées très claires sur beaucoup de gens et de choses, un contact très direct avec ses interlocuteurs, d’excellentes intuitions sur les nouvelles générations. C’est pourquoi M. Paduano n’est pas aimé par certains collègues ; et c’est également pourquoi il est beaucoup aimé de  tous ses étudiants.

 

fm

 

 

 

 

 

 

Pour tout renseignement et pour les lectures en préparation

de cette  rencontre



 lisez et imprimez les pages



que vous trouverez sur le site  de notre lycée "E. Cairoli"



http://www.liceoclassicovarese.net/index.php?page=paduano



Rédigé par memoiresdeprof.over-blog.com

Publié dans #Esabac

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