Palladium, voyage dans l'enfer de la maladie de Boris Razon

Publié le 12 Janvier 2014

 

 

  

«Ça t’intéresse , hein la mort ? Évidemment tu es comme tout le monde.

Tu voudrais savoir ce que ça fait de mourir. Il paraît que dans les rêves

on meurt jamais on n’éprouve jamais cette ultime sensation . On se réveille

 en sueur , les yeux exorbités et la peur encore bien accrochée aux tripes…

« C’ était un cauchemar , voilà tout ». Mais quand tu meurs pour de vrai,

cela ne se passe pas ainsi. Je vais te raconter… La mort est un processus

long. Elle doit s’installer , prendre possession de ton corps et de ton esprit.

 Et ce processus n’est jamais unique, il peut revêtir des dizaines de formes.

 Pendant longtemps la mort était un filet entre le parois de mon crâne.»

 

 

 

 

 

 

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Palladium est l’historie vraie de la maladie de son auteur,  d'un jeune

homme de 29 ans paralysé en quelques jours, entre coma, locked-in

syndrome et  near death experience, hospitalisé  à La Pitié-Salpêtrière,

 service de réanimation neurologique.

 

 

 

C’est un voyage  au bout de la nuit, de la douleur, entre  hallucinations

et délire, qui rappelle l’Enfer de Dante,  avec ses zombies, ses avatars

qui surgissent de toute part où, pourtant, ne manque jamais un chant

d’amour... C'est  la voix  de Caroline qui maintient  ce lien

 

« Boris, je sais que tu es là et que tu m’entends.

Il faut que tu t’accroche à moi, à nous, à la vie que nous avons eue »

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le récit, à la première personne, avec une grande maîtrise linguistique,

 se  développe à travers ce  tutoiement avec  l’autre soi-même

 

«Il fallait que je l’accepte si je voulais vivre … cet homme qui est entré moi.

Toute ma vie, il était resté dans l’ombre … Et puis quand je me suis effondré,

 il a surgi, il a pris tout l’espace, il a occupé mon cerveau, la seule chose

vivante qui demeurait, Je  lui avais laissé champ libre. La bête est

intelligente … «Elle est le maître des artifices». Cette histoire,

 ces hallucinations, elle  les a nourries sans cesse comme on entretient

une chaudière,  pour tromper la mort ».

 

 

Un conte initiatique  construit au fur et à mesure que les souvenirs

remontent à la surface

 

"Sous mes yeux, la vie et la mort n'ont cessé d'en découdre

et je les ai vues. Chacun des deux était en moi.

Je suis le fruit de ce combat et je voulais en garder une trace"

 

 

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Prix Goncourt des Lycéens Italiens ESABAC 

 

 

 

 

 

 

Palladium de Boris Razon chez Stock  

  

 

 
 
 
 

Rédigé par memoiresdeprof.over-blog.com

Publié dans #GONCOURT LYCEENS ESABAC

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