Madame de Staël et l'Italie

Publié le 15 Octobre 2011

 

 

 

STAEL

 

 

http://www.stael.org/

 

 

 

 

"Femmes - On ne peut s'empêcher de vous redouter tout en vous aimant !"
Citation Madame de Staël ; Corinne ou l'Italie, chap. 3 - 1807.

 

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Germaine_de_Sta%C3%ABl

 

 

 

 

Madame de Stael et la vision politique de
l´Italie dans Corinne
von: Dominique Friedrich

http://www.grin.com/fr/e-book/65905/madame-de-stael-et-la-vision-politique-de-l-italie-dans-corinne

 

 

 

"Madame de Staël situe la plus grande partie de l´histoire en Italie, ce pays envahi depuis 1796 par les troupes françaises, mais dont ses amis allemands fantasment. Afin d´y puiser son inspiration, Madame de Staël y voyage de décembre 1804 à juin 1805, accompagnée de ses enfants, de leur précepteur August Wilhelm Schlegel et en partie de l´économiste-historien Jean Charles Léonard Sismonde de Sismondi. Après son retour d´Italie, Madame de Staël commence son «livre sur l´Italie», ainsi qu´elle le nomme dans une lettre à Friedrich Schlegel en novembre 1805 2 : elle opte pour le titre Corinne, accentuant ainsi le romanesque, et pour le sous-titre ou l´Italie, ses longs passages sur la civilisation italienne relevant souvent du guide de voyage ou du traité. La trame du roman, publié en 1807, se déroule principalement en 1794 et 1795, c´est-à-dire avant l´invasion des troupes françaises en Italie et avant le sacre de Napoléon Ier: blessé dans sa fierté de conquérant, l´Empereur juge le roman antifrançais et idéologue, truffé d´encouragements pour l´Italie à conquérir sa liberté face aux envahisseurs étrangers de tous bords.

Le propre sort politique de Madame de Staël la porte à s´intéresser spécialement à l´actualité des différents pays en Europe, le château familial de Coppet en Suisse ainsi représentant un carrefour entre le monde germanique et le monde latin. La jeune Madame de Staël côtoie des Italiens dans le salon parisien de sa mère avant 1789, ainsi qu´autour de 1800 à Coppet, où son père abrite des exilés politiques; dans son propre salon, elle accueille entre autres le comte Francesco Melzi d´Eril, vice-président de la République cisalpine, et durant l´été 1804 se rendent à Coppet des princes napolitains libéraux tels que le duc d´Acerenza, le comte Copertino Pignatelli, le prince Belmonte 3. Pendant la Révolution, l´Italie lui semble une terre d´asile; des années plus tard elle décrit Rome comme «l´asile des exilés du monde» 4 . Cette image réapparaît dans Corinne avec le personnage du comte d´Erfeuil, un aristocrate de l´Ancien régime qui, après la confiscation de ses biens par la France révolutionnaire, fuit la Terreur en émigrant en Italie; mais l´histoire du comte d´Erfeuil, ainsi que celle du séjour en France d´Oswald 5, permettent par ailleurs de situer le roman par rapport à la Révolution française et à ses suites. Le comte d´Erfeuil, dont l´orgueil national semble certainement bien ridicule, démontre néanmoins une certaine nostalgie de la France et de Paris, que Madame de Staël ressent personnellement pendant ses longues années d´exil; ainsi met-elle  ces mots lourds de sens dans la bouche du prince Castel-Forte, lorsque Corinne projette de quitter l´Italie pour rejoindre Oswald en Écosse."

 

 

 

 

La révolution romantique de Mme de Staël ou une interprétation

modérée du romantisme

 

Anna Pano Alaman 2004

 

http://www.rilune.org/dese/tesinepdf/Pano/Pano_Histoiredesidees.pdf

 

 

 

 

 

 

Mme. de Staël Audio Vidéo

Le Villain, Images littéraires de l'Italie - Madame de Staël voyageuse
http://e-sonore.u-paris10.fr/e-sonore/DATA/PXN0001179/PXN0001179.mp3

 

 

 

 Sainte-Beuve à propos de Mme de Staël

 

 

"Le caractère dominant de Mme de Staël, l'unité principale de tous les contrastes qu'elle embrassait, l'esprit rapide et pénétrant qui circulait de l'un à l'autre et soutenait cet assemblage merveilleux, c'était à coup sûr la conversation, la parole improvisée, soudaine, au moment où elle jaillissait toute divine de la source perpétuelle de son âme: c'était là, à proprement parler, ce qui constituait pour elle la vie, mot magique qu'elle a tant employé, et qu'il faut employer si souvent à son exemple en parlant d'elle. Tous les contemporains se montrent unanimes là-dessus. Il en est d'elle comme du grand orateur athénien: quand vous admirez et que vous vous émouvez aux pages spirituelles ou brûlantes, quelqu'un toujours peut dire: Que serait-ce donc si vous l'aviez entendue elle-même? Les adversaires et les critiques qui se servent volontiers d'une supériorité pour en combattre une autre dans tout grand individu trop complet à leurs yeux, qui prennent acte du talent déjà prouvé contre le talent nouveau auquel il prétend, rendent sur ce point à Mme de Staël un hommage intéressé et quelque peu perfide, égal, quoi qu'il en soit, à celui de ses admirateurs. Fontanes, en 1800, terminait les fameux articles du Mercure par ces mots: « En écrivant; elle croyait converser encore. Ceux qui l'écoutent ne cessent de l'applaudir; je ne l'entendais point quand je l'ai critiquée..."

SAINTE-BEUVE, Portraits de femmes. Nouvelle édition, revue et corrigée. Paris, Garnier Frères, libraires-éditeurs, 1886, p. 82 et suiv.

 

 

 

Rédigé par memoiresdeprof.over-blog.com

Publié dans #III D ESABAC

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Carl+Larmonier 18/01/2013 10:50


  Dernièrement, en lisant les Mémoires d'Outre-Tombe de Chateaubriand, je fus hypnotisé par la prose d'une grande dame avec laquelle il correspondait, insérant de pleines pages d'extraits de
leur correspondance dans ses Mémoires.Cette grande dame était Madame de Staël.


  Poussé par ma bonne curiosité j'ai commandé la semaine dernière Corinne ou l'Italie que je lis en ce moment-même, et je dois dire que je ne le regrette pas !


  On le trouve en folio, en deux versions (une avec texte commenté ).


  Carl Larmonier