Lectures et rêves d'été ... "La complainte de Mandrin" de Yves Montand

Publié le 30 Juin 2012

 

 

 

 

25042008063.jpg

 castagnola (cz)

 

 

Je suis en train de lire Onze ans avec Lou, de Bernard Chapuis,

 

cadeau de mes amis rouennais Jacques et Michèle.

 

Un joli bouquin qui me rappelle mon adolescence avec ce goût

 

de bonheur, de jouisssance  insouciante toujours de retour dès que

 

 l'esprit recherche  un moment de sérénité ...

 

et voilà que tout à coup apparaissent les mots

 

"Compagnons de misère allez dire à ma mère..." ( p.232)

 

d'une vieille chanson de Yves Montand.

 

 

Mais, comme il m' arrive parfois  la chanson n'est pas joyeuse...

 

ce sont mes souvenirs qui la rendent belle ...

 

 

(lorsque, le week-end,  je rêvassais, couché sur mon divan face

 

au Mont Rosa, à Castagnola pendant des heures en

 

écoutant le jour ... et la nuit mes chanteurs préférés... )

 

  

 

En effet , c'est une chanson populaire en l'honneur  d' un

 

Robin  des bois  voleur  de  grand chemin qui 

 

 

"Durant l'année 1754  ... Ne s'attaquant qu'aux impopulaires

 

 fermiers généraux...  reçoit rapidement le soutien de la population

  

et d'une partie de l'aristocratie locale, ainsi que l'admiration de

 

personnalités comme  Voltaire"

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Mandrin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 http://www.youtube.com/watch?v=JCwsASjtryw

 

 

 

Nous étions vingt ou trente
Brigands dans une bande,
Tous habillés de blanc
A la mode des, vous m'entendez,
Tous habillés de blanc
A la mode des marchands.

 

La première volerie
Que je fis dans ma vie,
C'est d'avoir goupillé
La bourse d'un, vous m'entendez,
C'est d'avoir goupillé
La bourse d'un curé.

 

J'entrai dedans sa chambre,
Mon Dieu, qu'elle était grande,
J'y trouvai mille écus,
Je mis la main, vous m'entendez,
J'y trouvai mille écus,
Je mis la main dessus.

 

J'entrai dedans une autre
Mon Dieu, qu'elle était haute,
De robes et de manteaux
J'en chargeai trois, vous m'entendez,
De robes et de manteaux
J'en chargeai trois chariots.

 

Je les portai pour vendre
A la foire de Hollande
J'les vendis bon marché
Ils m'avaient rien, vous m'entendez,
J'les vendis bon marché
Ils m'avaient rien coûté.

 

Ces messieurs de Grenoble
Avec leurs longues robes
Et leurs bonnets carrés
M'eurent bientôt, vous m'entendez,
Et leurs bonnets carrés
M'eurent bientôt jugé.

 

Ils m'ont jugé à pendre,
Que c'est dur à entendre
A pendre et étrangler
Sur la place du, vous m'entendez,
à pendre et étrangler
Sur la place du marché.

 

Monté sur la potence
Je regardai la France
Je vis mes compagnons
A l'ombre d'un, vous m'entendez,
Je vis mes compagnons
A l'ombre d'un buisson.

 

Compagnons de misère
Allez dire à ma mère
Qu'elle ne m'reverra plus
J' suis un enfant, vous m'entendez,
Qu'elle ne m'reverra plus
J'suis un enfant perdu.

 

Rédigé par memoiresdeprof.over-blog.com

Publié dans #Chansons

Repost 0
Commenter cet article