Georges Méliès (1861 - 1938): de prestidigitateur à réalisateur: Le fondateur du 7ème Art - De Fontenelle au «long métrage» "Le voyage dans la lune"

Publié le 3 Janvier 2012

 

 

 

 

Melies 

 

 

Avec mes voeux de

 

Bonne Année 2012

 

 

 

je vous invite à découvrir Georges Méliès,

le père des réalisateurs,

 

de la prestidigitation au cinéma

 

 

 

Hérodote lui a consacré un dossier vraiment intéressant

 

Le fondateur du 7ème Art

 

http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=477#video

 

 

Les Amis d'Hérodote
ont accès à un dossier complet
autour de ce sujet :

 

 

 

Georges Méliès, né Marie Georges Jean Méliès

 

le 8 décembre 1861   et mort le 21 janvier 1938,

 

Il est le père des effets spéciaux, le premier réalisateur et le créateur

 

du premier studio de cinéma en France.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_M%C3%A9li%C3%A8s

 

 

 

 

 Le voyage dans la Lune, Méliès, 1902

 

Pour son premier «long métrage»  Le voyage dans la lune,

 

Méliès s'inspire d'un roman de H.G. Wells publié l'année précédente :

 

Les premiers hommes dans la Lune...

 

 

 
 
 
Mais,  nul ne doute que l'on n'avait pas oublié
 
Fontenelle
Le philosophe  discute avec une de ses amies

 

Irons nous un jour dans la Lune ?

 
 

(…) Je gage que je vais vous réduire à avouer, contre toute raison, qu'il pourra y avoir un jour du commerce entre la terre et la lune. Remettez-vous dans l'esprit l'état où était l'Amérique avant qu'elle eût été découverte par Christophe Colomb. Ses habitants vivaient dans une ignorance extrême. Loin de connaître les sciences, ils ne connaissaient pas les arts les plus simples et les plus nécessaires. Ils allaient nus, ils n'avaient point d'autres armes que l'arc, ils n'avaient jamais conçu que des hommes pussent être portés par des animaux, ils regardaient la mer comme un grand espace défendu aux hommes, qui se joignait au ciel, et au delà duquel il n'y avait rien... Cependant voilà un beau jour le spectacle du monde le plus étrange et le moins attendu qui se présente à eux. De grands corps énormes qui paraissent avoir des ailes blanches, qui volent sur la mer, qui vomissent le feu de toutes parts, et qui viennent jeter sur le rivage des gens inconnus, tout écaillés de fer, disposant comme ils veulent des monstres qui courent sous eux, et tenant en leur main des foudres dont ils terrassent tout ce qui leur résiste.

D'où sont-ils venus ?

Qui a pu les amener par-dessus les mers ?

Qui a mis le feu en leur disposition ?

Sont-ce les enfants du Soleil ?

Car assurément ce ne sont pas des hommes. Je ne sais, Madame, si vous entrez comme moi dans la surprise des Américains, mais jamais il ne peut y en avoir eu une pareille dans le monde. Après cela, je ne veux plus jurer qu'il ne puisse y avoir commerce quelque jour entre la lune et la terre. Les Américains eussent-ils cru qu'il eût dû y en avoir entre l'Amérique et l'Europe qu'ils ne connaissaient seulement pas ? Il est vrai qu'il faudra traverser ce grand espace d'air et de ciel qui est entre la terre et la lune. Mais ces grandes mers paraissaient-elles aux Américains plus propres à être traversées ?

- En vérité, dit la Marquise en me regardant, vous êtes fou.

- Qui vous dit le contraire ? répondis-je.

-Mais je veux vous le prouver, reprit-elle, je ne me contente pas de l'aveu que vous en faites, Les Américains étaient si ignorants, qu'ils n'avaient garde de soupçonner qu'on pût se faire des chemins au travers des mers si vastes, mais nous qui avons tant de connaissances, nous nous figurerions bien qu'on pût aller par les airs, si l'on pouvait effectivement y aller.

-On fait plus que se figurer la chose possible, répliquai-je, on commence déjà à voler un peu ; plusieurs personnes différentes ont trouvé le secret de s'ajuster des ailes qui les soutiennent en l'air, de leur donner du mouvement, et de passer par-dessus des rivières.

A la vérité, ce n'a pas été un vol d'aigle et il en a quelquefois coûté à ces nouveaux oiseaux un bras ou une jambe mais enfin cela ne représente encore que les premières planches que l'on a mises sur l'eau, et qui ont été le commencement de la navigation. De ces planches-là, il y avait bien loin jusqu'à de gros navires qui pussent faire le tour du monde. Cependant peu à peu sont venus les gros navires.

L'art de voler ne fait encore que de naître ; il se perfectionnera, et quelque jour on ira jusqu'à la lune. Prétendons-nous avoir découvert toutes choses, ou les avoir mises à un point qu'on n'y puisse rien ajouter ? Eh ! de grâce, consentons qu'il y ait encore quelque chose à faire pour les siècles à venir.

 

Extrait de « La pluralité des mondes »  1686.

 

 

 

 

 

  

Rédigé par memoiresdeprof.over-blog.com

Publié dans #Cinéma

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