Dugenou de Thomas Fersen

Publié le 21 Avril 2011

 

 

 

Parcours pédagogique

 I/ Comment se fait appeler le personnage ?

 

a)    Remplir les trous du texte

 

Dans la cour de l'école
On m'appelait…………….,
Dans la cour du bahut
On m'appelait……………..,
On m'appelait…………….,
On m'appelait…………….,
Enfin bref, on m'donnait
De jolis petits noms.

Pour se faire un blason,
Fallait s'battre dans la rue
Sous les acclamations.
Mais en tant qu'avorton,
Vu mes dispositions
pour la boxe à main nues,
J’me suis fait cracher d'sus
Et appeler ………………..

 

Mais la nuit
Dans mes rêves,
On m'appelait :
Mon …………..,
Ma……………..,
Mon …………..,
Mon …………….
Ou ma …………...

 

Dans la cour de l'immeuble
Je regardais les filles,
Je faisais partie des meubles,
J'étais de la famille,
J'était l'frère de ma soeur.
Et malgré ma douceur,
Quand je m'approchais d'elles,
Je tenais la chandelle.

Elles voulaient des boxeurs
Et des déménageurs
Et des maîtres nageurs
Mais pas l'frère de ma soeur.
Elles voulaient du robuste
Et du poil au menton,
Moi j'étais un arbuste
Et j'avais des boutons.

Mais la nuit…

 

Dans les allées du parc
On m'appelait ……………….,
J'attirais les maniaques
et les saintes nitouches.
Et les fois peu nombreuses
Où nos mains se joignaient,
Ma petite amoureuse
Me tordait le poignet.

 

Mais la nuit…
 

On me tape dans le dos !
On m'appelle………………,
On soulève son chapeau,
On m'appelle……………….,
"……………" pour les intimes
Et "…………." pour tout l'monde,
Un monsieur anonyme
Dont les rues sont fécondes.

 

Mais la nuit…
 

Quand mon cerveau est mou,
On m'appelle………………..
Quand mon cerveau est lent,
On m'appelle ……………..
Dans mon automobile,
Au milieux des klaxons,
Dans mon automobile
On m'appelle ……………...

 

Mais la nuit…

 

 


 

Solution

-         pot de colle, la glu, la sangsue, le morpion

-         Mon p'tit lu, Ma colombe, Mon Jésus, Mon loukoum, ma Fève

-         Tartempion

-         cuisse de mouche

-         mon vieux, monsieur

-         Dugenou, Dugland, Ducon

 

 

 

b) Classez ces appellations selon leur connotation, et ce qu’elles apprennent sur le personnage

 

· Positive et affective dans le refrain (domaine du rêve) :

 Mon p'tit lu, Ma colombe, Mon Jésus, Mon loukoum, ma Fève

 

· Négative :

-         c’est un être collant, dont personne ne veut (un exclu) : pot de colle, la glu, la sangsue, le morpion)

-         c’est un être quelconque, qui passe inaperçu, avec qui on est condescendant :  mon vieux, monsieur, Dugenou, Dugland, Ducon, Tartempion.

-         un avorton : cuisse de mouche

 

 

c)     À quelle période de sa vie ses qualificatifs renvoie-t-il ?

Enfance et âge adulte

 

 

 

II/ Trouvez des synonymes aux mots ou expressions suivantes

 

· Bahut : école

 

· avorton : enfant prématuré et insuffisamment développé

® gringalet, nabot, nain, demi-portion 

 

 

 

III/ Extensions

 

· de jolis petits noms : des noms d’oiseaux

 

· tenir la chandelle : se dit de quelqu’un accompagnant un couple, qui devient une sorte de faire-valoir.

® devoir une fière chandelle à quelqu’un : lui devoir une grande reconnaissance

® des économies de bouts de chandelles : des économies insignifiantes

® (en) voir trente-six chandelles : être étourdi par un coup

 

· sainte nitouche : personne qui affecte l’innocence, une fausse prude, hypocrite. 

 

 

 

 

 

 

Dans la cour de l'école
On m'appellait pot de colle,
Dans la cour du bahut
On m'appelait la glu,
On m'appelait la sangsue,
On m'appelait le morpion,
Enfin bref, on m'donnait
De jolis petits noms.
Pour se faire un blason,
Fallait s'battre dans la rue
Sous les acclamations.
Mais en tant qu'avorton,
Vu mes dispositions
pour la boxe à main nues,
Me suis fait cracher d'sus
Et appeler Tartempion.

Mais la nuit
Dans mes rêves,
On m'appelait :
Mon p'tit lu,
Ma colombe,
Mon Jésus,
Mon loukoum
Ou ma Fève.

Dans la cour de l'immeuble
Je regardais les filles,
Je faisais partie des meubles,
J'étais de la famille,
J'était l'frère de ma soeur.
Et malgré ma douceur,
Quand je m'approchais d'elles,
Je tenais la chandelle.
Elles voulaient des boxeurs
Et des déménageurs
Et des maîtres nageurs
Mais pas l'frère de ma soeur.
Elles voulaient du robuste
Et du poil au menton,
Moi j'étais uin arbuste
Et j'avais des boutons.

Mais la nuit
Dans mes rêves,
Elles m'appelaient :
Mon p'tit lu,
Ma colombe,
Mon Jésus,
Mon loukoum
Ou ma Fève.

Dans les allées du parc
On m'appelais cuisse de mouche,
J'attirais les maniaques
et les saintes nitouches.
Et les fois peu nombreuses
Où nos mains se joignaient,
Ma petite amoureuse
Me tordait le poignet.

Mais la nuit
Dans mes rêves,
Elle m'appelait :
Mon p'tit lu,
Ma colombe,
Mon Jésus,
Mon loukoum
Ou ma Fève.

On me tape dans le dos !
On m'appelle mon vieux,
On soulève son chapeau,
On m'appelle monsieur,
"Mon vieux" pour les intimes
Et "monsieur" pour tout l'monde,
Un monsieur anonyme
Dont les rues sont fécondes.

Mais la nuit
Dans mes rêves,
On m'appelait :
Mon p'tit lu,
Ma colombe,
Mon Jésus,
Mon loukoum
Ou ma Fève.

Quand mon cerveau est mou,
On m'appelle Dugenou.
Quand mon cerveau est lent,
On m'appelle Dugland.
Dans mon automobile,
Au milieux des klaxons,
Dans mon automobile
On m'appelle Ducon.

Mais la nuit
Dans mes rêves,
On m'appelait :
Mon p'tit lu,
Ma colombe,
Mon Jésus,
Mon loukoum
Ou ma Fève.

 

Rédigé par memoiresdeprof.over-blog.com

Publié dans #Chansons

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