Daniel Pennac (2) : "Bartleby, le scribe - Une histoire de Wall Street" de Herman Melville teatro Parenti Milan, le 1er février 2012 - Départ de Varese à 17h. retour vers 23 h. - Masso Sacro

Publié le 31 Janvier 2012

 

 

 

 

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Si vous n'avez pas encore lu ce conte je vous invite à le faire

 

(en italien, sic !) sur

 

http://www.postadelgufo.it/maestro/Bartleby.pdf

 

 

Un extrait en français

 

11  12  Association Bourguignonne Culturelle -

Scènes pluridisciplinaire

Collège au théâtre Saison 2011/2012 Fiche pédagogique n°7

 

« C’est, il va sans dire, une part indispensable du travail du scribe que de vérifier mot

à mot l’exactitude de sa copie. Lorsqu’il y a deux scribes ou plus dans une étude, ils s’assistent mutuellement dans cet examen, l’un lisant la copie, l’autre prenant en main l’original. C’est une besogne ennuyeuse, monotone et soporifique. J’imagine aisément qu’elle puisse être absolument intolérable à certains tempéraments sanguins. Je ne

saurais affirmer, par exemple, que le fougueux poète Byron se fût assis d’un coeur

content aux côtés de Bartleby  pour collationner un document de, disons, cinq cents

pages d’une écriture serrée et chafouine. De temps à autre, j’avais accoutumé, dans

la presse du travail, d’aider moi-même à la vérification de quelque bref document,

appelant Dindon ou Lagrinche à cet effet. Si  j’avais placé Bartleby aussi près de moi derrière le paravent, c’était précisément pour user de  ses services à ces menues occasions. Il était, je crois, depuis trois jours avec moi, et ses  propres écritures

n’avaient pas encore dû être collationnées lorsque, fort pressé d’expédier
une petite affaire en cours, j’appelai tout à coup Bartleby. Dans ma hâte et dans ma
confiance naturelle en son obéissance immédiate, j’étais assis la tête penchée sur l’original,  et ma main droite tendant la copie de flanc avec quelque nervosité, afin que Bartleby pût  s’en saisir dès l’instant qu’il émergerait de sa retraite et se mît au travail

sans le moindre délai. Telle était donc exactement mon attitude lorsque je l’appelai en

lui expliquant  rapidement ce que j’attendais de lui : à savoir qu’il collationnât avec moi

un bref mémoire.

Imaginez ma surprise, non, ma consternation lorsque, sans quitter sa solitude, Bartleby
répondit d’une voix singulièrement douce et ferme : « Je préférerais pas. » Je gardai pendant quelques instants un silence parfait afin de rassembler mes esprits en déroute. L’idée me vint  aussitôt que mes oreilles m’avaient abusé ou que Bartleby s’était entièrement mépris sur le  sens de mes paroles. Je répétai ma requête de la voix la plus claire que je pusse prendre. Mais  tout aussi clairement retentit la même réponse que devant : « Je préférerais pas.
Vous préféreriez pas ? » fis-je en écho, me levant avec beaucoup d’excitation et traversant la  pièce à grandes enjambées. « Que voulez-vous dire ? Avez-vous la berlue ? Je veux que vous m’aidiez à collationner ce feuillet-ci... Tenez. » Et je le lui tendis. « Je préférerais pas », dit-il.
Je le regardai fixement. Son visage offrait une maigreur tranquille ; son oeil gris, une vague placidité. Si j’avais décelé dans ses manières la moindre trace d’embarras, de colère, d’impatience ou d’impertinence ; en d’autres termes, si j’avais reconnu en lui quelque chose  d’ordinairement humain, je l’eusse sans aucun doute chassé violemment de mon étude. Mais  en l’occurrence j’aurais plutôt songé à mettre à la porte mon pâle buste de Cicéron en plâtre  de Paris. Je restai quelque temps à le considérer, tandis qu’il poursuivait ses propres  écritures, et puis je retournai m’asseoir à mon bureau. Voilà qui est étrange, pensai-je. Quel  parti prendre ? Mais les affaires pressaient. Je décidai d’oublier provisoirement l’incident, le  réservant pour d’ultérieurs loisirs."

 

 http://www.abcdijon.org/11-12/ESPACEPEDAGOGIQUE/dossierspedagogiques/Bartlebylescribe.pdf

 

 

 

« Bartleby est l’histoire d’un homme qui s’arrête. Un homme qui cesse de jouer

not to” (je préférerais pas), en se refusant à toute explication. Or, le narrateur de

cette histoire, un avoué de Wall Street chez qui Bartleby remplit la fonction de

scribe, se fait, lui, un devoir de comprendre tous ses semblables. Un face à face

entre deux solitudes, donc : Bartleby, l’homme qui ne veut plus jouer à

l’homme, et le narrateur, l’homme qui ne peut vivre sans comprendre les hommes.

Le duel de nos deux tentations favorites, en somme. »

 

Daniel Pennac

 

 

 

 

 

 

I would prefer not to...    de Jacques FELICIAN

 

"Etrange le Bartleby de Melville ?1 Non, Unheinlich comme seule la
langue allemande peut désigner ce qui nous est à la fois le plus proche et le plus
lointain : étrangement familier. Bartleby, mon semblable, mon frère, aurait pu
dire son employeur, l’avoué, narrateur de la nouvelle. Ce qu’il dit d’ailleurs, tout
au moins laisse entendre sous les voiles de la compassion chrétienne. « Le
prodigieux ascendant que l’impénétrable scribe avait sur lui », « la mélancolie
fraternelle » dont il se sent envahir peuvent-ils s’entendre autrement ?"

 

http://dissonancesfreudiennes.fr/Library/Textes/Jacques_Felician/I_would_prefer_not_to.pdf

 

 

 

 

 

 

 

Dossier pédagogique

 

http://www.teatrodiroma.net/adon.pl?act=doc&doc=1030

 

 

 

 



 

 

 

Dossier avec des articles tirés de "Le Figaro", "Le Jornal du Dimanche", "Télérama", "Le Parisien" et "Le Points

http://www.theatredevienne.com/html/images/dossiers_pdf/theatredevienne_0910_dossierdepresse_bartleby.pdf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 le jeu des hommes. Il exprime cette décision par un refus poli, “I would prefer

Rédigé par memoiresdeprof.over-blog.com

Publié dans #Littérature

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