Cinéma, Club House du CCR à Ispra:

Publié le 3 Octobre 2010

 AANRIJDING IN MOSCOU, MOSCOW BELGIUM

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 mercredi 6 octobre à 20h30 au Club House du CCR à Ispra:

AANRIJDING IN MOSCOU, MOSCOW BELGIUM
Long-métrage belgeGenre : Comédie dramatique, Romance.
Langue: Flamand; sous-titres français
Durée : 01h42min

Date de sortie cinéma : 19 novembre 2008

Titre original : Aanrijding in Moscou
Synopsis : Abandonnée depuis cinq mois, deux semaines et trois jours par son mari qui l'a quittée pour une femme deux fois plus jeune, Matty (41 ans) vit avec ses trois enfants à Moscow, un quartier populaire de Gand, en Belgique.
Sur le parking d'une grande surface, sa voiture se fait accrocher par le camion de Johnny (29 ans), séparé depuis dix-huit mois de son ex-femme.
Ce banal accident va pourtant bouleverser l'existence de Matty.
Car, malgré les mises en garde de Werner, son mari de nouveau amoureux d'elle, le regard ironique de Véra sa fille aînée, contre toute attente et presque malgré elle, Matty s'éprend de Johnny...

 

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Une leçon de cinéma donnée par une production flamande, cela aurait pu faire figure de mauvaise blague belge qui tourne à l’envers. Heureusement pour nous, cette blague-ci est un bijou.
Moscow, quartier de la ville de Gand. Tout commence par une dispute. Matty, mère de trois enfants et laissée-pour-compte par son mari, percute le camion de Johnny en reculant dans un parking. En découvrant qu’une très fine ligne sépare la haine de l’amour, elle s’éprend lentement de ce jeune camionneur, au grand dam de son artiste de mari et sa fille adolescente. Cette banlieue ouvrière, d’où est issue une grande partie de l’équipe du film, va devenir alors le théâtre d’une passionnante histoire d’amour.
Si l’on peut retenir un message de cette œuvre, c’est celui de l’universalité de l’amour : Moscow, Belgium déverse un torrent de fraîcheur sur un sujet que l’on a pourtant déjà vu une centaine de fois, traitée à toutes les sauces. Cette force du film vient tout d’abord de l’interprétation de ses personnages principaux. Absolument irréprochable, Barbara Sarafianest magnifique de tendresse et de dignité en incarnant une mère qui, malgré-elle, va éprouver sa propre crise de la quarantaine à l’initiative de celle de son mari. Dans le rôle de trublion au grand coeur, Jurgen Delnaet émeut par sa détresse et son humour. 
À l’inverse de Jean-Pierre Jeunet qui révélait la beauté de notre quotidien au travers d’une fable fantaisiste, le lyrisme de Moscow, Belgium émane de la réalisation réaliste de Christophe Van Rompaey. Boudin à la moutarde, barre d’immeubles, tarot de Marseille divinatoire… Grâce à la sincérité de la vision du réalisateur encadré par ses personnages, ses éléments banals s’enveloppent d’une poésie inattendue et dévoilent la beauté cachée de Moscow, qui n’a finalement rien à envier à Capri ou Casablanca. Tel un poème visuel de Francis Ponge, Moscow, Belgium est un des coups de maître et de cœur de la rentrée.
Nicolas Ferminet
 

Rédigé par memoiresdeprof.over-blog.com

Publié dans #Cinéma

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