AUSCHWITZ : 27 janvier 1945 - 27 janvier 2012 : Il y a 67 ans le camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau était libéré par l'Armée Rouge.

Publié le 27 Janvier 2012

 

  

Depuis 2005, le 27 janvier est devenu la Journée internationale

 

 

de commémoration en mémoire des victimes de l'Holocauste,

 

 

à l'initiative des Nations unies.

 

 

 

 

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 « Je twisterais les mots s’il fallait les twister /

pour qu’un jour les enfants sachent qui vous étiez. ».

 

Jean Ferrat Nuit et brouillard

 

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http://memoiresdeprof.over-blog.com/article-au-revoir-les-enfants-de-louis-malle-1987-65690892.html

 

 

 

 

 

 UN Rescapé d'Auschwitz

 

Nuit et Brouillard de Alain Resnais, texte de Jean Cayrol dit par

Michel Bouquet (documentaire camp de concentration) durée 32 min.

http://www.cndp.fr/cav/framespinoo.htm

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=2567.html

 

 

 

 

 

 

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NUIT ET BROUILLARD: LE FILM ET LA CHANSON

Nuit et brouillard
(en allemand Nacht und Nebel, NN) est le nom donné au décret du 7 décembre 1941 signé par le maréchal Wilhelm Keitel et qui ordonne la déportation pour tous les ennemis ou opposants du Reich. Par conséquent, toutes les personnes représentant un danger pour la sécurité de l'armée allemande (saboteurs, résistants) seront transférées en Allemagne et disparaîtront dans le secret absolu. Nacht und Nebel fait référence à l'opéra de Wagner L'or du Rhin, dans lequel Alberich, coiffé du casque magique, se change en colonne de fumée et disparaît tandis qu'il chante « Nuit et brouillard, je disparais. »
Le travail d'extermination des peuples inférieurs concernait aussi leur existence passée, et tout document la mentionnant (livre, pièce administrative, photo, œuvre d'art) était détruit de la même manière.

 

 Le film
Nuit et brouillard (1955) est aussi le titre d'un film documentaire d'Alain Resnais traitant de ce sujet.
Durée 32 min, texte Jean Cayrol dit par Michel Bouquet, mélange d'archives en noir et blanc et d'images tournées en couleur. Il tire son titre du nom donné aux déportés aux camps d'extermination par les nazis, les NN (Nacht und Nebel), qui semblaient ainsi vouloir jeter l'oubli sur leur sort.
Travail de documentation serein, calme et déterminé, ce film montre tour à tour comment les lieux des camps de concentration ainsi ce que le travail d'extermination pouvaient avoir une allure ordinaire, comment cette extermination était organisée de façon rationnelle et sans état d'âme, en un mot technique, et comment l'état dans lequel ont été conservés les lieux est loin d'indiquer ce qui jadis s'y perpétrait.


Ce film est — dix ans après la fin des hostilités, ce qui assure un certain recul — le premier à poser un jalon contre une éventuelle avancée du négationnisme, ainsi qu'un avertissement sur les risques que présenterait une banalisation, voire le retour en Europe, du racisme ou encore du totalitarisme.


Ce n’est donc pas par hasard que Jean Ferrat, dont le père, d’origine juive (rappelons que le vrai nom de famille de Jean Ferrat est Tenenbaum), avait été déporté, a intititulé sa plus célèbre chanson sur les camps d’extermination

 Nuit et brouillard. Écrite en 1966, c’était à l’origine une très dure réponse indirecte à une autre célèbre chanson de Georges Brassens, Les deux oncles. La chanson de Brassens, avec son anarchisme total invitant à oublier le passé et à ne plus tenir compte des tragédies de la guerre, ne pouvait pas être acceptée par le communiste Ferrat, qui, au contraire, insiste sur la nécessité de perpétuer la mémoire coûte que coûte, même au prix d’utiliser une musique à la mode pour que les jeunes générations puissent connaître (ou se souvenir de) la vérité historique : « Je twisterais les mots s’il fallait les twister / pour qu’un jour les enfants sachent qui vous étiez. ». En effet, Nuit et brouillard est la chanson de la mémoire, c’est exactement sur le plan musical ce que le film de Resnais avait été sur le plan cinématographique. Cependant, tout cela n’a pas épargné à Jean Ferrat des accusations de « negationnisme » de la part de quelqu’un, car il n’aurait pas utilisé le mot « juif » dans sa chanson (voir cette discussionentre Maïr Waintrater et Jean Ferrat sur le site « L’Arche – Mensuel du judaïsme français). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Définitions : génocide, holocauste, shoah

 

Depuis la Seconde Guerre mondiale, on discute des termes les plus justes pour désigner l'extermination des juifs d'Europe par les nazis.
- Génocide :

Ce mot est entré dans le droit international en 1945 pour désigner «des actes commis dans l'intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel» (article II de la Convention des Nations Unies du 9 décembre 1948). Il s'applique à l'extermination des juifs d'Europe mais aussi des Arméniens, des Cambodgiens et des Tutsis. Le mot a été forgé à partir du grec genos, race, avec le suffixe latin -cide désignant le meurtre.
- Solution finale
:
Cet euphémisme, traduction de l'allemand «Endlösung», a été inventé par les nazis et ne saurait être employé que dans le cadre d'une étude historique.
- Hourban :

Le terme «Hourban» (ruine en hébreu) est un mot théologique employé pour la destruction du premier et du second Temple.
- Holocauste :

Le terme «Holocauste» se réfère à un sacrifice religieux par le feu dans la religion judaïque.
- Shoah :
Le terme biblique «Shoah» désigne une destruction de type naturel ou fatal. Il figure dans la plupart des communications israéliennes. Il a été popularisé par le film Shoah de Claude Lanzmann (9h30, 1985), exclusivement composé de témoignages de survivants des camps.

 

http://www.herodote.net/encyclopedie/?search=SHOAH

 

 

  



Rédigé par memoiresdeprof.over-blog.com

Publié dans #Histoire

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